Le sentier elfique

Un chemin pour avancer vers ma magie intérieure

"Connais-toi toi-même
et tu connaîtras l'univers
et les dieux"
Socrate

  • 02/02/12

    L'aurore

    Il y a des petits bonheurs qui ponctuent mon quotidien, l'un de ceux là est de regarder le ciel, tout particulièrement au prémices de l'aurore, voir les étoiles s'effacer et le ciel se colorer progressivement de bleu clair, de vert, de jaune...
    Puis dès lors que le soleil apparait de rose, de mauve et de pourpre.

    J'aime ce dégradé de couleur, j'aime cette sensation de vie que me procure l'aurore, et chaque matin, je me sens grisée par l'étendue des possiblités que ce jour nouveau peut m'apporter.

    P1050176 P1050149

     

    Posté par Myril à 13:27 - Inspiration - Commentaires [2]


    17/01/12

    Retrouver le sens du sacré

    En ce début d'année, j'ai fait le ménage dans mes croyances spirituelles. J'avais besoin de me délester d'un bagage qui ne me convenait plus, de principes qui ne me parlaient plus et d'exciser l'ivraie du bon grain en somme...
    Si j'en suis arrivée là, c'est qu'à un moment, j'ai cessé de m'écouter. Je cherchais tellement à disséquer mon égo, pour trouver mon "Etre" intérieur que j'ai arrêté de prêter attention à tous mes signaux internes pensant qu'ils m'éloignaient de "la voie". c'est ainsi que j'ai ainsi suivi l'égo de personnes extérieures que je pensais plus clairvoyantes que moi à mon propre sujet et que je me suis reniée en tant qu'individu. Je suis donc tombée dans l'excès inverse par rapport à l'extrême prudence avec laquelle je considérais cet ensemble de croyances auparavant.

    A présent, j'ai besoin de temps pour me recentrer sur moi, sur ce qui me fait vraiment vibrer, sur les mots auxquels j'ai envie de donner de l'importance. J'ai besoin de recul, de perspective...

    J'ai besoin de me comprendre en profondeur, de me respecter et de faire le tour des chemins possibles avant de prendre celui qui me conviendra vraiment. Mais ce travail, même s'il promet d'être laborieux sera tout autant enrichissant...

    Je vais donc reprendre par la base, pas à pas, arriver à cerner ce qui me plait et ce qui ne me plait pas.

    Retrouver ce "sens du sacré" qui m'a animé tant de fois, ce simple bonheur d'être alignée en moi et avec ce que je fais.

    q8azrnov

    Paul Delvaux

     

    14/01/12

    Bilan d'anniversaire

    Voilà, j'ai 31 ans aujourd'hui, j'aurais aimé prendre le temps de poser mon bilan fin 2011, mais j'avais d'autres préoccupations.

    Retrospective d'une année tumultueuse :

    Janvier : Il neige, l'appartement dans lequel je viens d'emménager avec Fred ressemble enfin à quelque chose, on y est bien installés, c'est notre nid douillet. J'ai une promesse d'embauche, je commencerai à bosser dans trois mois à la piscine qui ouvrira prochainement en ville, en attendant, je prends du temps pour moi.
    J'apprends à cette même date que je suis enceinte mais l'embryon ne tiendra pas, je le perdrai le lendemain, je garde quand même le souvenir d'une bonne soirée, même si je suis perturbée par la nouvelle (bien que je ne prenne plus de contraception depuis un mois déjà, je ne m'attendais pas à tomber enceinte si rapidement...) Je termine enfin le CVIM de Bardon, je me dis que décidément, je n'aime pas cet auteur même si les outils qu'ils donnent ont l'air efficaces...
    Je ne retrouve Internet que tardivement dans le mois (j'étais offline depuis décembre), c'est la première fois que je suis déconnectée aussi longtemps ^^

    Février : Je quitte officiellement mon appartement du marché aux herbes, même si je n'y vis déjà plus depuis 2 mois, c'est une page qui se tourne sur un pan de ma vie (Mons, Synapse, mes nouveaux amis...) Je suis à nouveau enceinte, cette fois l'embryon tient, c'est une petite cacahouète mignonne. Mes parents m'achètent "les sigils, la magie du XXIè S" de Spartacus Freeman, je le dévore en une après-midi, dans la foulée, je lis "chaos prêt à cuire"

    Mars : Je commence mon nouveau job à la piscine. La piscine, à proprement parlé, n'est pas encore opérationnelle donc chaque jour je travaille à la nettoyer, c'est pas vraiment ce qui était prévu sur mon contrat mais ça crée des liens entre les membres du personnel dont certains sont bien sympa, je m'inquiète de mon avenir dans cette boite car ma grossesse risque de me faire dégager. Je commence à entretenir un monologue destiné à "Cacahouète", je lui parle de choses et d'autres, de moi, de son père, de sa vie future à nos côtés...

    Avril : Mon job à la piscine connait quelques aléas, je ne peux pas prendre de pause et je travaille plus de 10h d'affilée, mes jours de congés coincident avec les jours de travail de Fred et vice-versa. Après la première echographie, le gynécologue m'annonce que j'attends un garçon. Un matin sous la douche, je revasse à propos d'un manwa que j'ai lu il y a quelques années "Model" de Lee So Young, je me souviens du prénom d'un des protagonistes : "Adrien", plus tard, Fred me fait une séance de Reiki, il a un flash, un prénom, Adrien, nous décidons que nous appelerons notre enfant ainsi. C'est aussi le moment de "Trolls & Légendes", le festival médiéval bisannuel de Mons, je revois les fées de La Roche aux Fées, un moment de magie et de plaisir.

    Mai : Je discute avec mon gynécologue, mon boulot présente quelques soucis pour ma grossesse, le fait que je sois en contact avec des enfants peut me mettre en contact avec le CMV, je demande à être affectée au secrétariat, ça ne se fait pas, on propose de me licencier, j'accepte, mieux vaut passer une grossesse sans soucis.
    Je fais une croix sur l'idée de passer en Haute-Savoie l'été prochain, ce sera trop fatiguant dans mon état, surtout que je ne pourrai pas m'y rendre en avion, ça fait déjà deux fois que je dois ajourner mon séjour, ça me fait de la peine, mes amies savoyardes me manquent.

    Juin : Je suis à nouveau au chômage, je visite le parc Paradisio et ses oiseaux exotiques, je mets de l'ordre dans mes pensées, ma grossesse se passe bien, j'en profite, j'ai beaucoup de temps libre, je me lance dans Realm of Empire, un wargame sur Facebook, je rencontre plein de gens sympa. J'essaye de me remettre à la méditation, sans succès, j'ai vraiment un poil dans la main. Je fais une nouvelle échographie, cette fois, le gyné est formel, c'est une fille... Je fais le deuil "d'Adrien", et malgré les listes de prénoms féminins que j'ai établi jadis pour passer le temps, je n'ai pas d'inspiration. Je commence à la sentir bouger par contre... Ma voisine me souffle un prénom dans une conversation, je flash, Fred est d'accord, notre petite fleur s'appellera "Lilas"

    Juillet : Je retrouve ma nature ultra-geek, ROE me prend une partie de la journée, le reste, je le consacre à ma passion n°2 : la lecture au soleil. J'aime être enceinte, tout le monde est au petits oignons avec moi, je peux glandouiller tranquillement, d'ailleurs on m'y invite régulièrement, le gros chat mou que je suis est comblé ^^.
    On me passe un bouquin "new age" sur la grossesse, au début j'adhère pas, puis je le lis comme un roman. Cependant il sème en moi une série de germes qui se transformeront en croyance. Dans la foulée, je lis tout ce qui traine de "spirituel" dans la bibliothèque de Fred, jusqu'à l'overdose... Après ce gavage, je décide de me remettre à la lecture de romans de fantasy. Je choisi d'accoucher dans l'eau, je visite la maternité, je suis un peu déçue en fait de piscine, c'est une baignoire et le milieu médical m'effraye.

    Août : temps pluvieux et dégueulasse. Je refais une échographie, j'apprends que Lilas est en siège et que je devrai sans doute faire une césarienne. Je suis triste. Devrais-je faire le deuil de mon accouchement aquatique ? Je contacte une sage-femme qui pratique l'haptonomie et un osthéopathe, j'espère que Lilas va se retourner. Lilas commence à peser lourd, je n'arrive plus à marcher plus de 15 minutes sans être prise de mal aux ligaments de l'utérus. Plus tard je reçois la visite de Kamy, déjà 1 ans et demie qu'on ne s'était plus vue, on se promène un peu, on profite, un grand week-end de détente et de discussions.

    Septembre : Toujours en mode "retourner Lilas", je passe du temps en position de prière musulmane, je surélève les pieds du lit, je lui parle beaucoup, je lui explique que si elle ne se retourne pas, on ira la chercher et que si elle veut naitre dans l'eau, il faut qu'elle mette sa tête en bas. Nous décidons avec Fred de nous offrir quelques vacances, à défaut de Savoie, nous allons revoir la mer, la mer que je n'ai plus vue depuis la vente de l'appartement au Coq de ma grand-mère deux ans plus tôt. Nous louons une petite chambre boisée dans une maison d'hote dans le nord de la France à proximité de la région des caps Gris-nez et Blanc-nez. La météo est à la tempête mais ce n'est pas grave, nous défions la pluie et le vent et profitons des éclaircies pour visiter quelques villages dont Ambleteuse que j'avais déjà parcourue avec mes parents 4 ans auparavent. Fin du mois, c'est mon premier stage de Reiki avec Don Alexander, je découvre une nouvelle dimension à ma "spiritualité", comme je suis super emballée, je décide de suivre le second stage au mois d'octobre. J'ai l'impression au cours d'une méditation d'avoir senti Lilas bouger, c'est le cas, mais pas tout à fait dans le bon sens ^^.

    Octobre : Deuxième stage avec Don, je suis toujours emballée, je me sens sereine et pleine d'énergie, prête à devenir enfin "maman", la thérapie que j'ai suivie en EFT semble porter ses fruits, j'accepte pleinement l'idée de la césarienne et j'arrête de me stresser à cette idée. Il me reste deux bonnes semaines avant d'entrer à l'hopital, sans vraiment m'en rendre compte, je fais tout pour ne pas penser à mon accouchement imminent, j'ajourne plein de préparatifs pour me consacrer à mes jeux sur facebook, je glandouille...
    La nuit du 10 octobre, après une après-midi à souffrir d'étranges "coliques", je perds les eaux et je pars pour l'hopital, les choses s'accélèrent et en quelques heures, mon monde change radicalement, Lilas n'est plus dans mon ventre, elle est dans mes bras et réclame soins et attentions d'une mère déjà débordée par ses nouvelles fonctions. J'ai du mal à gérer et accepter ce changement dans ma vie quotidienne, dans ma vie de couple... Je suis fatiguée, je saigne, je déprime, je n'arrive plus à trouver le sommeil bien que Lilas s'avère une enfant très "facile". C'est finalement mon ostéopathe qui m'arrachera progressivement à la déprime, en me parlant de "ma maison", un endroit qui m'appartient, que je peux visiter, que je peux ranger, retaper, c'est "mon" endroit intérieur qui n'appartient qu'à moi, même si je peux y inviter qui bon me semble. J'émerge et je reprends pied...

    Novembre : Je prends mes habitudes avec Lilas, nous commençons à vraiment nous apprécier, j'aime l'entendre miauler, voir ses petits sourires à ses "amis invisibles", la regarder dormir la bouche ouverte, le lien commence à se renforcer, je prends confiance en mon rôle de maman, ma vie est réglée comme du papier à musique. Je reprends la lecture de romans de fantasy pendant mes temps d'allaitement. Fred trouve une nouvelle source à sa spiritualité, il commence à relier les points d'un pattern cosmique, j'ai un peu peur parce qu'il semble s'éloigner de tout ce qu'il défendait jusqu'à présent.

    Décembre : Lilas à deux mois à présent, tout se passe bien jusqu'à cette fameuse "grève de la tétée", 10 jours pendant lesquels elle refusera le sein, ce qui occasionnera chez moi bien des remises en question et des instants de paniques, je perds mes moyens, ma confiance en moi et mon allaitement, je retombe dans la dépression. Fred est à fond sur ses "nouveaux enseigements", je sens qu'on s'éloigne inexorablement, ça m'attriste, mais je n'en dis rien. Le réveillon de Nouvel An est porteur, car pour finir Fred se rend compte qu'il s'est égaré en route, il envoie son nouveau gourou et ses cd's ad patres, je suis contente, on va pouvoir se retrouver, Lilas recommence doucement à manger.

    Janvier : Je reste éprouvée par la grève, mais je reprends petit à petit confiance en moi. Je décide de me délester de toutes les croyances que j'avais bâties ces derniers mois, elles ne me ressemblent pas pour finir, et je n'y suis plus à l'aise.  Mon anniversaire arrive, je reçois de jolis présents, dont ce magnifique collier sur lequel j'avais flashé en naviguant sur le site Terra Nostra. J'ai 31 ans, je suis maman, nous sommes en 2012, l'année du changement ou de la fin du monde pour certains, une année nouvelle et riche en changement positifs j'espère...

    collier

    Posté par Myril à 11:47 - Commentaires [0]

    04/01/12

    Le jour ou j'ai jeté ma "spiritualité" dans la poubelle...

    Nouveau cycle de renouvellement.

    Il y a un an et demie, j'ai décidé de me remettre en question :
    J'étais alors une "vielle ado", qui vivait seule dans un appartement du centre-ville, je rêvais mélancoliquement à la montagne que je venais de quitter, je n'aimais pas vraiment le monde qui m'entourait, j'étais pétrie de principes et d'orgueil aussi. Je ne voulais pas d'enfants ni de mec car je me voulais seule, sans entrave et sans responsabilités aucunes. Ma vie affective se résumait à une relation épisodique que j'entretenais avec mon ex depuis notre séparation lorsque j'ai quitté la Haute-Savoie. Je me complaisais dans un statut de chômeuse à temps plein, parfois en formation, parfois travaillant bénévolement dans un centre d'information sur la réduction de risques liés à l'usage de drogues. Je passais mon temps entre mon ordinateur et mes quelques amis du centre. A côté de ça, je me consacrais à ma propre spiritualité, les transes énergétiques en musique, la célébration de la nature et des saisons, mais il est vrai que je n'aimais pas "le gens" et que cette mysantropie ne m'ouvrait pas à grand chose.

    Puis, j'ai rencontré Fred, Fred qui avait un mode de pensée bien différent du mien, il pratiquait le Reiki, la méditation,  sa philosophie s'axait principalement sur "le pouvoir du moment présent" d'Eckart Tolle. Notre relation a mis un temps avant de démarrer, nous n'étions pas du tout en phase. Ma mysantropie rencontrait sa "dimension du coeur" et il a fallu un temps avant que je ne m'y ouvre et que je ne m'y intéresse, mais Fred avait un argument de poid pour me convaincre : il était heureux, ce que, en toute bonne foi, je n'étais pas. En suivant son chemin, je me suis faite initiée au Reiki. Dès que j'eus passé mon premier niveau, m'est venue alors l'impression d'être une sorte de chevalier Jedi qui pouvait utiliser "la force". Je me suis enorgueillie de posséder ce "pouvoir magique", mais ça ne dura pas longtemps. Désireuse de posséder mieux cette énergie, je passai mon second niveau de manière prématurée. Or, cette étape replace le praticien face à ses ombres et aux aspects de sa personalité qu'il avait laborieusement refoulés depuis des années, je m'effondrai donc comme une crèpe. Parallèlement à ceci, j'avais entamé une initiation au Tantra et au massage tantrique. J'avais du me faire violence pour accepter d'y participer, essentiellement motivée par l'idée de perdre la qualité de ma relation avec Fred si j'avais refusé de l'y accompagner (idée un peu stupide mais qui faisait partie intégrante de mes schémas de pensée à l'époque). J'étais donc en pleine découverte de nombreuses spiritualités différentes mais qui se rejoignaient sur de nombreux points, je me sentais grisée et portée, amoureuse comme jamais et je décidai dans l'élan de me défaire d'un "vieil ancrage", j'allais donc avoir un enfant avec ce compagnon si différent qui m'avait ouvert à tant de bonheur et à tant de nouvelles perspectives.

    Il y a un an et demie, quand j'ai commencé à changé, je m'étais tiré les cartes, plusieurs fois. L'omniprésence de "la tour" dans mes tirages m'avait convaincue que je passerais par un épisode d'effondrement pour mieux me reconstruire, et c'est ce que j'ai fait... J'ai désappris et démonté consciencieusement tout ce qui tenait de cette personnalité que j'avais construit et qui m'avait accompagnée jusque là. Et j'ai rebati un nouvel être, plus conforme à toute les nouvelles données spirituelles que j'avais acquises. J'ai vécu de ce fait, une grossesse très harmonieuse, pleine de sérénité, j'ai entamé une thérapie en EFT pour traiter encore les vieux schémas qui persistaient, je me sentais nouvelle et guérie. Mais ma dépression post partum et aussi l'épisode de grève de tétée de Lilas m'ont remis durement face à moi, ce personnage quelque part était aussi fantoche que celui que j'avais crée avant. Il n'était pas "moi", il était une autre.

    Alors que je sombrais, je me fis plaisir et j'écoutai de la musique et là : oh déesse ! Je me suis retrouvée !
    Mon vrai pouvoir, mon vrai kif, ma vrai nature, ce que j'aime par dessus tout : la musique...
    Sans honte ni culpabilité, j'avoue maintenant : non, je n'étais pas prête à devenir maman, je suis encore une vieille ado, j'aime vivre de contemplation, de plaisirs absurdes, d'extases musicales. J'aime ma solitude à lire des conneries sur le net, j'aime voir mes amis autour d'un joint et d'un verre de bordeau, j'aime sentir les prémices des saisons dans l'odeur du vent, dans les chants d'oiseaux, dans mes sens profonds, j'aime me souvenir, j'aime rêver... tout ce que j'ai voulu trop vite condamner m'a rattrapé, mais merde... c'est moi ^^
    Je ne rejette pas le bagage, il m'a appris beaucoup, il m'a ouvert de nouvelles voies dont certaines perspectives restent ancrées en moi malgré tout, mais surtout, il m'a fait comprendre que ce chemin n'était pas pour moi.

    Maintenant, j'ai ce lilaton qui dort juste à côté, elle est là et je l'aime...
    Maintenant, je pourrai vraiment l'aimer parce que je ne me contraindrai plus à suivre une voie qui m'est étrangère.

    A moi les offrandes de noisettes au fées d'hiver, ou celles de bijoux aux sirènes, à moi les danses effrénées dans le vent, le monde aura la couleur que je lui donne, je respire, je suis contente, je suis en paix sur un terrain vierge à présent.

    tsunami mermaid

     

    Posté par Myril à 20:06 - Commentaires [0]
    Tags : , ,

    02/01/12

    Respires !

    Ma vie est ponctuée par des rituels, ils sont autant de petites habitudes qui définissent le cadre dans lequel je me sens sereine : un bon matin commence par un petit café sur le pas de ma porte, une bonne soirée s'achève en regardant une série dans mon lit tout en me laissant glisser dans le sommeil. D'autres habitudes encore rythment mes journées mais je ne vois pas l'intérêt de toutes les énumérer.

    Ce qui est certain, c'est que l'arrivée de Lilas a complètement chamboullé ces rituels et il m'a fallu un gros mois d'adaptation pour récupérer mes repères en incluant sa présence et ses besoins à mes structures.

    Le train semblait sur ses rails jusqu'à ce jour où Lilas décida de changer d'itinéraire. Jusque là, c'était un enfant très facile, elle mangeait, dormait et prenait son bain, je jouais un peu avec elle, on faisait parfois une promenade et la machine était parfaitement rodée. Elle commença par refuser le sein un soir, pleurant sans discontinuer, mais refusant le sein qui jusque là, l'avait apaisée en toutes circonstances. Il fallu donc bercer, chanter jusqu'à ce qu'épuisée elle trouve le sommeil... nous avions pensé à un raté, une journée trop stressante, un exces de fatigue. Le lendemain tout était retourné dans l'ordre. Mais le surlendemain, même crise plus longue... refus du sein et pleures interminables. Nous avons encore chanté, joué, bercé jusqu'à ce qu'elle tombe d'épuisement.

    Les jours qui suivirent furent pires, la journée aussi, Lilas refusait le sein, pourtant elle criait, elle pleurait ouvrait grand la bouche avec cette mimique caractéristique qu'elle abore quand elle a faim, mais dès que la source lactifère lui était présentée, elle s'en détournait avec rage. Je me sentais perdue, impuissante... mon enfant refusait de manger.

    Oh, j'ai fait le tour des professionnels de la santé, des communautés virtuelles de mères allaitantes, les réponses qui me parvinrent étaient toutes antagonistes et dans le fond, j'avais l'impression que personne ne comprenait réellement de quoi souffrait ma petite fleur. J'ai essayé tout, j'ai même essayé un biberon qu'elle n'arriva pas à téter correctement quitte à faire une croix sur mon désir d'allaiter à long terme.

    En l'absence de solutions convaincantes, je me laissais couler dans une spirale infernale de pensées, de stress, de panique, de désespoir... qui n'avait aucun effet bénéfique sur ma production de lait.

    Ce fut aussi un passage difficile pour Frédéric mon compagnon qui parallèlement à notre soucis avec Lilas expérimentait une épreuve personnelle dans son cheminement. Quand enfin la tempête dans son esprit se calma enfin, il était trop exténué pour pouvoir m'épauler autant qu'il en était coutumier.

    Depuis trois jours, Lilas remange, ce n'est pas toujours facile, ça demande de ruser parfois, mais c'est reparti. Il semble qu'elle ait choisi de continuer au sein et ça me ravit (bien que je m'étais mise en paix avec  l'idée de lui donner le biberon). Je pense que tout ce stress est en partie responsable de la durée de la crise. J'ai compris par ce fait combien mon état interne pouvait affecter Lilas, combien il était primordiale que je me détende dans notre intéret à toute les deux.

    Respirer le calme, la vie, la sérénité... ça fait du bien, ça permet d'avoir les idées claires et de prendre les bonnes décisions. C'est ce qui est sorti de la tourmente mentale qu'à expérimenté Fred. C'est aussi ce qui ressort après cet épisode de crise.

    Un enfant, ce n'est pas immuable, ça ne fonctionne pas toujours sur le même mode, ça change et c'est à nous parents de nous adapter à cet être qui évolue si vite. Lâcher nos résistances et accepter ce qui est encore et toujours.

     

     foret

    "Il faut que tu respires... et ça c'est rien de le dire"

    Mickey 3D

     

     

     

    Posté par Myril à 10:08 - Expériences et réflexions - Commentaires [0]

    18/12/11

    Plantez des lunes

     

    lunes

    Plantez dès aujourd'hui les lunes de demain

    Posté par Myril à 12:44 - Inspiration - Commentaires [0]

    05/12/11

    Le lien

    Il y a peu, une amie dont j'étais sans nouvelles fraiches m'a téléphoné pour prendre de mes nouvelles et me féliciter pour la naissance de Lilas, elle me posa cette question peut-être un brin incongrue : "... et tu as l'instinct maternel ?" Je lui ai répondu par l'affirmative, car nous étions pressées par le temps. Mais je me suis reposée la question plus tard. Avais-je réellement l'instinct maternel ? et en quoi consistait-il ?

    Les scientifiques parlent d'hormones, une en particulier, l'ocytocine, qui renforcerait l'attachement car elle procure une sensation d'apaisement lors de la tétée. Mais quid des mères biberoneuses alors ? Et puis l'Histoire nous montre qu' à de nombreuses époques les mères issues de milieux bourgeois ou fortunés, confiaient leur enfants à des nourrices.

    A notre époque, il semble évident d'éprouver cet amour inconditionnel envers son enfant, mais d'après quelques lectures sur le web, c'est loin d'être le cas pour toutes les mamans.

    Pour parler de moi, je dirais que d'emblée, j'ai éprouvé des sentiments pour Lilas, mais qu'ils ont mis du temps à se construire, à murir.

    Juste après mon accouchement, Lilas, c'était ma béquille. J'étais trop en souffrance pour assurer pleinement mon rôle de "maman", je me sentais horriblement seule, triste et incomprise, j'avais l'impression d'avoir chuté en enfer. Lilas, c'était comme un chat tout doux lové contre moi, la seule personne qui dans ses silences pouvait comprendre les maux qui m'affligeaient.
    Ensuite, il y a eu la sortie de l'hopital, la convalescence accompagnée de ce baby blues, cette dépression post-partum dont j'ai vraiment eu peur de ne plus pouvoir m'extirper. J'étais effrayée par la charge, par les sacrifices qu'il me faudrait faire pour être une maman : le glas définitif de mes années d'ado oisive, le changement dans des habitudes bien établies. A ce moment, j'avais quelque part perdu ma capacité à aimer, j'étais trop centrée sur mon chagrin et mes peurs. Quant à Lilas, je la soignais du mieux que je pouvais, je m'assurais qu'elle ne manque de rien et qu'elle soit le plus confortable possible, j'essayais d'être présente à elle, mais je me sentais souvent perdue et je culpabilisais beaucoup.

    Enfin, j'ai émergé, je suis sortie du marasme et nous avons trouvé notre rythme.

    A partir de là, j'ai vraiment commencé à prendre du plaisir à m'occuper d'elle, à m'amuser aussi...

    Nous avons échangé des sourires, des moments de tendresses, elle m'a fait rire et je peux dire à present que je suis heureuse et comblée qu'elle fasse partie de ma vie. Chaque matin, lorsque je m'éveille à ses côtés et que j'aperçois sa tête de "petite tortue" devant moi, avec ses yeux clos et son odeur lactée, j'ai envie de lui donner tout mon amour.

    Le lien s'est crée, il a mûri, il mûrira encore...

    with-the-lilaton

     

     

    Posté par Myril à 14:19 - Expériences et réflexions - Commentaires [2]
    Tags : ,

    25/11/11

    Un automne particulier

    Les saisons n'en font plus qu'à leur tête, je suis surprise par la teinte de cet automne.

    Les feuilles mortes jonchent le sol devant ma maison, mais celles qui persistent et tiennent encore aux arbres gardent leur couleur verte estivale. Etrange...

    Le temps pourtant maussade depuis quelques jours reste doux et presque chaud.

    Je me souviens l'année dernière, la neige avait déjà commencé à tomber, le 1er décembre, nous avions emmenager dans notre nouveau logis Fred et moi et je me rappelle certaines glissades mémorable à ce moment.

    J'ai parfois l'impression que notre calendrier ne sonne plus le bon jour, et que les mois devraient se déplacer d'un cran ou deux pour refleter la "vraie" saison.

    allee-en-automne

    L'automne... ça devrait ressembler à ça, non ?

    Posté par Myril à 09:20 - Blabla - Commentaires [0]
    Tags : ,

    17/11/11

    Le couple et l'enfant

    Je dois dire que je suis assez contente de moi.

    Je tire un bilan plutôt positif de l'évolution de mon moi-même depuis la naissance de Lilas :

    J'ai surmonté le gros de mon baby blues et regagné une bonne part de sérénité, j'ai récupéré un peu de mon précieux sommeil volé, pis surtout depuis que je suis seule à  gérer la maison, j'ai réussi à m'aménager des journées plutôt sympa entre les soins de Lilas, le ménage et un peu de divertissement personnel.

    Le seul point à ajuster encore tourne autour de notre relation de couple :

    tantra203Il me manque des moments rien qu'à deux, pour converser, philosopher, se caliner, mais tout aussi important, des moments pour l'amour qui sont difficiles à trouver et à intercaler.

    J'ai une profonde envie de retrouver avec Fred cette vibration que nous avions expérimenté l'année passée lors de notre stage de massage tantrique. Mais pour arriver à cette pleine présence dans l'acte, il faut débrancher le mental, se créer un espace hors du temps et des obligations de la vie profane... ce qui est moyennement compatible avec la présence d'un Lilaton qui miaule en permanence ^^

    Il est clair que la configuration de mon habitat n'est pas propice à l'intimité car il ne comprend aucune séparation entre les pièces (exception faite des wc bien sur), à terme il sera indispensable que nous aggrandissions notre espace de vie et que nous le cloisonnions.

    Mais d'ici là, il faudra recréer cet espace du mieux que je peux avec les moyens dont nous disposons...

    C'est aussi une leçon majeure que j'ai à apprendre de Lilas : La patience

    Mais en regardant le chemin parcouru, je constate à quel point j'ai déjà changé en à peine deux ans

    La célibataire endurcie a appris à aimer.
    La solitaire bourrue a appris à vivre en couple.
    La pessimiste convaincue a compris qu'elle était l'architecte de son propre enfer.
    L'adolescente attardée a commencé à grandir

    Il reste à la jeune maman à trouver le moyen d'unir sa féminité à sa maternité